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ITW (LBE) – Grâce Zaadi : « Ma deuxième famille c’est Metz Handball »

20/05/2020

Après dix saisons à défendre les couleurs du Metz Handball, Grâce Zaadi évoluera en Russie la saison prochaine, sous les couleurs de Rostov-Don. A 26 ans, la Messine d'adoption se prépare à vivre sa première expérience à l'étranger, après avoir porté Metz dans les hauteurs de l'Europe. Très attachée à son club de coeur, l'internationale tricolore s'est livrée, sans cacher sa déception de ne pas avoir pu faire ses aurevoirs aux Arènes. Entretien.

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(photo : Bertrand Delhomme)

 

Après dix saisons à défendre les couleurs du Metz Handball, Grâce Zaadi évoluera en Russie la saison prochaine, sous les couleurs de Rostov-Don. A 26 ans, la Messine d'adoption se prépare à vivre sa première expérience à l'étranger, après avoir porté Metz dans les hauteurs de l'Europe. Très attachée à son club de coeur, l'internationale tricolore s'est livrée, sans cacher sa déception de ne pas avoir pu faire ses aurevoirs aux Arènes. Entretien avec une joueuse qui aura marqué la riche histoire des Dragonnes. 

 

"Je retiens énormément de choses de mes années messines."

C'est difficile pour moi, et pour tout le monde j'ai conscience de cela. C'est triste de terminer cette aventure ainsi, après dix saisons passées à Metz. J'aurais aimé contribuer à aller chercher un nouveau titre, à aller encore plus loin en Ligue des Champions, finir "proprement"... Je retiens énormément de choses de mes années messines. Je suis arrivée à 17 ans dans cette ville, je passais le bac, nous étions une bande de copines, certaines sont encore présentes aujourd'hui. J'ai grandi en tant que femme, je me suis attachée à des gens et je suis devenue messine. C'est marrant parce que quand je suis arrivée je me sentais parisienne, et aujourd'hui je me sens messine. 

"La culture de la gagne de ce club m'a marqué."

La culture de la gagne de ce club m'a marqué. Ce n'est pas facile de devoir gérer cette pression chaque saison, de devoir aller chercher des titres, de rester au plus haut. Je vais garder en tête cette ville, ses supporters qui sont toujours présents et dévoués pour nous, les personnes avec qui j'ai pu travailler, qui m'ont appris beaucoup de choses qui m'ont permis de grandir. Dix ans dans une vie c'est beaucoup, et j'ai tellement de souvenirs à Metz, que c'est impossible de tous les citer. 

"Rejoindre le meilleur club de France était une vraie opportunité"

Je suis venue à Metz pour vivre toutes ces choses. Je suis arrivée dans ce club avec Sébastien Gardillou, qui était à l'époque mon entraîneur au Pôle Espoir de Chartres. J'avais à l'époque d'autres propositions, comme celle de rester à Issy les Moulineaux, dans un environnement qui m'était familier avec ma famille, mes copines... C'était un vrai dilemme pour moi, et le choix de signer à Metz, je l'ai réalisé dans une vision à long terme. Rejoindre le meilleur club de France était une vraie opportunité, et si je parvenais à m'y imposer, je pourrais le faire partout. J'avais l'occasion de grandir dans de bonnes conditions. Un club de D2 m'avait proposé un contrat financièrement plus intéressant à l'époque, mais je ne pouvais pas refuser cette occasion de rejoindre Metz. Si ça ne s'était pas bien passé, je serais revenue dans un club de niveau "inférieur", mais à l'inverse je pouvais devenir la "reine du pétrole" en m'y imposant. 

"Une grosse fierté d'avoir été au coeur du projet messin."

Honnêtement c'est une grosse fierté d'avoir été au coeur du projet messin. Avec Laura et Ailly nous sommes arrivées à Metz quasiment en même temps, et c'est drôle de regarder l'évolution que nous avons pu avoir. Il y a eu l'époque d'Allison Pineau, de Claudine Mendy, d'Amandine Leynaud... et quand elles sont parties, on se demandait comment on allait gérer leurs départs. Et puis nous avons dû prendre nos responsabilités, pour continuer à tirer l'équipe vers le haut. Nous nous sommes retrouvées au centre du projet, et je me souviens en 2013 lorsque nous avions perdu la finale de la Coupe EHF contre Holstebro, c'était difficile, mais nous avons appris de cette expérience pour poursuivre notre progression. Aujourd'hui Metz s'impose comme l'un des meilleurs clubs sur la scène européenne, et avoir pu participer à cette aventure, c'est juste fou. Il y a eu d'autres très grandes joueuses avant nous, mais nous avons offert un premier Final 4 de la Ligue des Champions à nos supporters, au handball féminin français, et c'est une grande fierté d'avoir été la capitaine de cette équipe. 

"Ce club est ma deuxième famille."

Je ne pensais pas rester autant de temps à Metz, mais aujourd'hui ce club est ma deuxième famille. J'ai une relation très forte avec Thierry Weizman, et certaines joueuses s'amusent à dire que je suis sa fille. Nous sommes très proches, je suis une personne qui a besoin d'évoluer dans un bon environnement pour performer, et j'ai trouvé ça à Metz. Je sais que Thierry restera toujours dans ma vie, c'est un ami, et il compte beaucoup pour moi. Il nous a toujours soutenues, toujours protégées, et c'est un président dévoué pour son club. Dans les périodes difficiles que j'ai pu connaitre, il n'a jamais douté de moi. 

"J'espère bien m'adapter à la vie russe."

J'espère bien m'adapter à la vie russe. Le plus difficile c'est de quitter Metz dans ces conditions. J'ai l'impression de partir un peu comme une voleuse, je ne peux pas dire aurevoir aux filles, aux bénévoles, aux dirigeants, aux supporters... et je suis triste, mais nous ne pouvons pas faire autrement dans cette période... Je n'avais jamais imaginé partir dans ces conditions, et aujourd'hui je me retrouve à faire mes cartons. J'ai du mal à réaliser mais le départ se rapproche. Venir jouer aux Arènes avec Rostov serait l'occasion rêvée de revoir tout le monde, même si ce sera vraiment particulier de jouer aux Arènes avec un autre maillot. Il faudra gérer mes émotions, mais j'espère que cette occasion se présentera. 

"Hâte de découvrir une nouvelle culture"

En dehors d'Ekaterina Andriouchina quand j'étais jeune, je n'ai jamais joué avec des joueuses russes. J'ai hâte de découvrir une nouvelle culture, de découvrir une nouvelle manière de travailler. Je vais être un peu comme une infiltrée (rire), je vais pouvoir apprendre leur manière de fonctionner de l'intérieur, et ce sera un plus pour préparer les compétitions. Elles auront aussi l'occasion de m'étudier... C'est aussi pour ces raisons que j'ai voulu partir à l'étranger, pour développer de nouvelles choses, et me rendre plus complète. 

 

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