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La LFH en plein boom !

06/03/2012

Achevée mercredi dernier, la saison régulière de la LFH a été des plus palpitantes de bout en bout. L’exercice 2011/2012 a révélé une homogénéité et un engouement jamais atteints jusqu’alors. Bilan avant des play-offs très attendus. Il est des signes qui ne trompent pas. Quand, à deux journées de la fin du championnat, quatre équipes […]

Achevée mercredi dernier, la saison régulière de la LFH a été des plus palpitantes de bout en bout. L’exercice 2011/2012 a révélé une homogénéité et un engouement jamais atteints jusqu’alors. Bilan avant des play-offs très attendus. Il est des signes qui ne trompent pas. Quand, à deux journées de la fin du championnat, quatre équipes sur les dix participantes se tiennent en un seul petit point au sommet du classement, cela signifie forcément quelque chose. Surtout quand on parle du handball féminin français, historiquement habitué à des dominations sans partage ou des rivalités entre deux ou trois de ses fleurons, grand maximum. Surtout, aussi, quand on regarde en dehors des frontières hexagonales. Dans tous les championnats européens d’importance, hormis le Danemark, la Russie et l’Allemagne, on connaît déjà le champion à venir. Et on le connaît depuis… la reprise de septembre dernier. En France, les six qualifiés pour les play-offs auront leur chance. Et, à moins de risquer très gros, on ne s’aventurera pas à mettre un billet sur l’un ou l’autre des prétendants… Pour la deuxième fois de l’histoire, le champion de France s’est hissé cette saison dans le Top 8 de la Ligue des Champions (Metz, après Besançon en 1999). Toutes les vice-championnes du monde françaises évoluent chaque week-end sur les parquets nationaux, à l’exception de Raphaëlle Tervel. Le resserrement et la hausse du niveau de la LFH sont une réalité comme les derniers mois ont pleinement attesté. En championnat, Issy Paris et Metz, directement qualifiés pour les demi-finales des play-offs, ont bataillé jusqu’à la dernière journée avec Arvor et Le Havre pour éviter de passer par les quarts de finale. Toulon Saint-Cyr et Mios, respectivement opposés aux Normandes et aux Bretonnes ces deux prochaines semaines, n’ont validé leur billet pour les play-offs qu’en fin de saison. Nîmes et Fleury, les deux perdants de l’affaire, ne sont finalement départagés au classement que par un tout petit but au goal-average général (-32 contre -33, puisque chacun s’est imposé chez son adversaire sur le même score de 32-33 dans leurs confrontations directes). Finalement dernier, Besançon a accroché au moins une fois presque tous ses adversaires et avait virtuellement laissé la place de lanterne rouge à Dijon à seulement deux minutes de la fin du dernier match. C’est dire à quel point les supporters de chacun des dix clubs ont eu l’occasion de vibrer.? ` ?Issy Paris, le coup de maître? Mais il n’y a pas que sur le plan sportif que la LFH a pris une autre dimension cette année. La couverture médiatique ne cesse ne s’amplifier. Vingt-neuf médias étaient présents lors de la conférence de presse de rentrée fin août 2011, organisée à l’Hôtel de Ville de Paris. Arvor a remporté la Coupe de la Ligue fin décembre devant les caméras de Sport+ (et des salles pleines), et sept matches de championnat ont pour le moment été web-télévisés avec Handvision, un dispositif qui sera reconduit à six reprises lors des play-offs. Les télévisions locales s’associent de plus en plus à cette production télévisuelle pour retransmettre les rencontres (France3.fr, VooTv, Mirabelle TV, TV Sud, TebeoTV, TvRennes35, TyTele, Normandie TV).??Entraîneur de la meilleure équipe tricolore de la saison régulière, l’Isséen Arnaud Gandais est bien placé pour évoquer ce nouvel engouement : « On a fait l’objet cette année de davantage de sollicitations médiatiques, notamment de la part des télés régionales. France 3 était par exemple présent lors de nos trois derniers matches, alors qu’on ne les voyait pas auparavant. Nos affluences ont également bien augmenté : lors du premier match de la saison, on avait 400 spectateurs, et sur notre dernière rencontre on a quasiment refusé du monde dans notre salle de 1800 places. Plusieurs centaines de personnes ont pris l’habitude de réserver leur ticket avant le jour du match, contre une vingtaine auparavant. On est encore beaucoup dans une logique d’invitations concernant la billetterie, car en région parisienne l’offre sportive et culturelle est tellement importante que c’est très compliqué de créer un lien entre l’équipe et la population, mais on est en train d’y parvenir et de se tourner vers une logique de business. » L’exposition de la LFH sur la toile a également été nettement accentuée, à l’image des émissions mensuelles de LFHTV ou du nouveau site internet très réussi d’Issy Paris.??Au vu du spectacle offert jusqu’à présent, on se pourlèche déjà les babines en pensant aux phases finales qui débutent dès ce week-end. Premier à l’issue de la saison régulière, Issy Paris aura l’avantage de recevoir lors du match retour, en demi-finale comme en finale. Cela ne rend pas pour autant les Parisiennes favorites, d’après Arnaud Gandais : « Tout le monde nous a sous-cotés en début de saison, on nous a pris pour des jambons… Moi je ne suis pas surpris d’être dans les quatre de tête, mais premier, je dois avouer que oui. Maintenant on a sept semaines sans match officiel qui vont nous permettre de nous ressourcer, car on a seulement le 7e budget de la ligue et un effectif réduit… En play-off, tout le monde pense avoir sa chance. Nous ne ferons aucun complexe, car aucun adversaire ne m’a vraiment impressionné et on a battu tout le monde. Si on termine quatrièmes, on aura fait une excellente saison. Si on est troisièmes, elle sera formidable, et inimaginable si on est deuxièmes. Alors premiers, je vous laisse deviner… Quant à la perspective de jouer la Ligue des champions l’an prochain, je ne sais même pas s’il faut se l’imaginer. Nous étions encore en D2 il y a un an et demi, alors à chaque jour suffit sa peine ! » Quoiqu’il arrive en play-offs, Issy Paris aura marqué la saison d’une LFH décidément en plein essor…
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