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Squad LFH – Camille Comte : « Une génération historique pour le club »

24/01/2019

Arrivé à la tête de Bourg de Péage en 2015, Camille Comte a grandement contribué à la montée en LFH du club drômois en 2017 suite à son titre de champion de France de D2F. Engagé dans la lutte pour le maintien, le technicien péageois n'est pas inquiet pour la suite de la saison, qui est encore loin d'être terminée. Entretien long format avec l'entraineur de Bourg de Péage, dans le cadre de notre dispositif #SquadLFH, qui met en lumière les 12 clubs de l'élite.

Bourg de Péage Comte

 

Arrivé à la tête de Bourg de Péage en 2015, Camille Comte a grandement contribué à la montée en LFH du club drômois en 2017 suite à son titre de champion de France de D2F. Engagé dans la lutte pour le maintien, le technicien péageois n'est pas inquiet pour la suite de la saison, qui est encore loin d'être terminée. Entretien long format avec l'entraineur de Bourg de Péage, dans le cadre de notre dispositif #SquadLFH, qui met en lumière les 12 clubs de l'élite.  

Camille Comte (Bourg de Péage)

Vous êtes arrivé en 2015 à Bourg de Péage, un an après l’accession du club en D2F. Deux ans après, vous avez obtenu un ticket pour la LFH. Comment s'est déroulée cette période…

Quand j’ai signé à Bourg de Péage, le club évoluait en D2F, et se battait pour le maintien. Cela s’est joué sur un match, mais de mon côté, j’avais expliqué au club que le projet me plaisait, et que même si le club descendait en N1F, je savais qu’il y avait quelque chose à construire ici. Je sentais un terrain fertile, et c’est comme cela que j’avais exprimé les choses. Depuis, j’ai essayé d’emmener au club une mentalité, une structuration qui allait permettre à Bourg de Péage d’aller au plus haut niveau, c’est pour cela que j’ai été recruté. 

 

Les nouveaux dirigeants avaient porté le projet CAP 2017, avec l’ambition d’accéder à la LFH. Les engagements ont été respectés. 

Avec la construction du Complexe du Vercors, et l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante, le projet a pris un coup de boost avant mon arrivée. Il faut reconnaitre le travail des personnes qui m’ont précédé, c’est important. A partir de ce moment, ils ont décidé d’aller chercher un entraîneur professionnel, qui pour eux, avait la capacité de faire avancer le club dans sa structuration, et d’emmener l’équipe en première division. A mon arrivée, nos choix de recrutement ont été très marqués avec quasiment uniquement des joueuses qui avait déjà joué en D1, mais qui n’avaient pas encore eu vraiment leur chance. Des joueuses de centre de formation, des n°2, qui ont adhéré à notre projet. C’est une génération historique qui a emmené le club au plus haut niveau, et qui est encore présente aujourd’hui. 

 

Justement, comment avez-vous vécu ce titre, historique pour le club de Bourg de Péage ? 

J’avais été champion en D2F avec Besançon, et cela a fait écho en quelque sorte à ce que j’avais vécu à l’ESBF avec une équipe très jeune suite aux départs des cadres. C’est vrai que ce souvenir de la D2F à Bourg de Péage, c’est quelque chose qui a marqué le club, il y encore aujourd’hui une grande bâche dans notre salle. Cette accession en première division a été le fruit du travail collectif, et un grand moment. 

 

On sent un réel engouement dans votre ville, dans votre région autour du club de Bourg de Péage. Comment le ressentez-vous ? 

Bourg de Péage n’est pas une grande ville, mais il y a un réel engouement sur le territoire. Le club porte les valeurs de cette ville. C’est un club populaire, convivial, et on arrive à construire un modèle de club qui garde ces valeurs tout en allant vers le haut niveau. C’est une belle réussite d’avoir pu optimiser notre territoire, c’est quelque chose d’important. 

 

Testez vos connaissances sur Bourg de Péage 

 

La saison dernière, vous êtes passés à deux doigts d’une qualification en playoffs, avant de décrocher votre maintien lors de l’ultime journée des playdowns. Comment avez-vous vécu cet exercice ? 

On s’est un peu retrouvé par surprise aussi proche des playoffs à quelques journées de la fin de la phase régulière. Cet effet de surprise était typique de notre identité de « Petit Poucet » mais ce n’était pas notre place. Si on regarde sur le papier, on avait vraiment optimisé notre saison. Après cet ascenseur émotionnel, c’est simplement le fruit de la formule du championnat, qui relance le suspense complètement à la fin de la saison. Tu peux te retrouver pas loin des playoffs, et jouer le maintien jusqu’à la dernière journée des playdowns. Nous sommes parvenus à le gérer parce que nous nous étions préparés à cela depuis longtemps, et nous avions construit une stratégie de saison qui était de rester concentrés sur ces playdowns.

 

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Quel était votre état d’esprit avant d’aborder ces playdowns ? 

Très honnêtement, lorsque nous avons débuté les playdowns, le maintien n’était pas acquis évidemment, mais nous avions une grande sérénité et une confiance en nous importante. Le collectif avait beaucoup évolué et progressé pendant la saison, et nous sommes arrivées dans de bonnes dispositions pour cette phase décisive. La feuille de route a été bien tenue, est l’issue a été celle attendue. 

 

Bourg de Péage a débuté sa deuxième saison au sein de l’élite. Quel bilan tirez-vous de la première partie de la saison écoulée ? 

Je crois que nous sommes dans une zone de classement qui correspond à notre niveau. Nous avons élaboré une stratégie similaire à celle de la saison dernière, avec une progression du groupe, des joueuses, au fur et à mesure de la saison, pour arriver en confiance aux playdowns. C’est étonnant, mais nous faisons des résultats aux mêmes moments que la saison passée dans le calendrier. Nous avons un respect, une méfiance de la part des adversaires qui est plus élevé. L’équipe de Bourg de Péage est connue, et reconnue comme une équipe difficile à manoeuvrer, notamment à domicile, et de notre côté, nous continuons à passer des caps, et à grandir à notre rythme. J’imagine une issue similaire à celle de l’année dernière. 

 

Trois matchs importants se profilent face à Chambray, Dijon et Paris, comment abordez-vous cette série ? 

Nous gagnons plus souvent qu’en début de saison en ce moment, nous sommes dans une phase ou notre jeu commence à être maitrisé. Ces matchs sont plus abordables que les Metz, Brest que nous avons joué en début d’année 2019, et nous sommes capables de nous focaliser sur les matchs que nous avons ciblé. On espère que notre compteur de victoire va augmenter après ces trois matchs. Il y a une forme de sérénité, car nous savons qu’il faudra répondre présents en fin de saison sur les playdowns. Nous ne nous mettons pas la barre trop haute, et nous sommes prêts à être performants sur ces matchs à venir. 

 

La LFH fête ses 10 ans cette saison, quel regard portez-vous sur l’évolution du championnat ? 

Le niveau des clubs et des équipes a grandement évolué, évidemment. Je trouve aussi que sur l’aspect structurel, formule du championnat est beaucoup mieux et plus lisible. Aujourd’hui je pense que nous pouvons être fiers de la façon dont la LFH a évolué ces dernières années. C’est une Ligue qui est en train de devenir professionnelle et qui offre un spectacle de qualité. Le handball féminin a fait un grand pas en avant, mais il y a encore du travail. 

 

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