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Squad LFH – L’entretien du président avec Yves Guerin (Chambray Touraine)

09/02/2019

Fin de notre nouvel épisode du Squad LFH spécial Chambray Touraine Handball avec l'interview du président chambraisien, Yves Guérin, qui aborde tous les sujets qui gravitent autour de son club, qui dispute sa troisième saison au plus haut niveau du handball féminin français.

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Fin de notre nouvel épisode du Squad LFH spécial Chambray Touraine Handball avec l'interview du président chambraisien, Yves Guérin, qui aborde tous les sujets qui gravitent autour de son club, qui dispute sa troisième saison au plus haut niveau du handball féminin français.

Yves Guerin (président du Chambray Touraine) : 

Créé en 2010, le Chambray Touraine Handball a connu une ascension fulgurante au plus haut niveau, avec une accession en LFH en 2016. Comment avez-vous réalisé cette évolution ?  

Cette évolution a été rapide certes, mais a été réalisée de manière sérieuse. Elle est due au travail des dirigeants principalement, de la qualité du staff, et surtout du soutient inconditionnel de la ville de Chambray et de son maire. Quand tout le monde va dans le même sens, c’est plus simple de réaliser les objectifs. Il y a eu un coup d’accélérateur avec l’arrivée de Christophe, c’est clair, à partir de ce moment là, cela faisait 5 ans que nous étions en deuxième division, et nous sommes parvenus à franchir le palier pour rejoindre la LFH en même temps que Brest. 

 

Depuis son arrivée en LFH, le CTHB a disputé, chaque saison, les playoffs du championnat. Avez-vous été surpris d’accrocher les playoffs dès la première saison 2016-17 ? On imagine que c’est une réelle satisfaction pour vous et vos partenaires…

C’était une saison historique ! On visait le maintien, on a connu un début de championnat très difficile, jusqu’à la réception de Brest, et le miracle s’est produit. A partir de cette victoire, nous sommes parvenus à accrocher les playoffs, et même une sixième place en fin de saison. Ces résultats ont validé notre projet, ce n’était pas forcément attendu aussi vite, mais c’était une grande satisfaction pour tout l’environnement du club, une récompense pour notre travail. Cela vient valider le projet que nous avons écrit, qui vise une place européenne en 2020, c’est l’objectif du CTHB. Sur les deux premiers exercices en LFH, nous avons été en playoffs, cette saison nous sommes bien partis pour y parvenir de nouveau, et ces performances viennent valider notre travail auprès de nos partenaires institutionnels, privés. C’est un combat quotidien, mais bien mené pour le moment. 

 

Le gymnase de la Fontaine Blanche est souvent à guichets fermés pour les rencontres de votre équipe. Le projet d’agrandissement vient enfin d’être officiellement lancé ; pouvez-vous nous en dire davantage ?

Il y a un engouement certain autour du club. Il n’y avait jamais eu de grande histoire autour d’un club féminin en Touraine, et c’était l’un de mes challenges de parvenir à hisser une équipe au plus haut niveau, en LFH. Ce n’est pas difficile de remplir la plus petite jauge du championnat, nous jouons tous nos matchs à guichets fermés, sur une jauge de 700/800 places. Il y a beaucoup de sports de haut niveau à Tours, mais nous sommes allés recruter des filles qui sont des ex-internationales de très haut niveau. Le handball féminin est un vrai spectacle et les gens sont attirés par cela. Nous avons un projet d’agrandissement de notre salle, et nous aurons une capacité plus importante pour le début de la saison 2020-2021, avec une jauge qui sera autour de 1200/1300 places. Cela nous permettra d’accueillir plus de monde, car aujourd’hui nous n’avons pas d’autre possibilité que de refuser des entrées. 

 

Quiz : testez vos connaissances sur le Chambray Touraine Handball 

 

Votre club s’appuie sur les expériences de Christophe Bouhour et Guillaume Marques, tous deux issus du handball masculin professionnel. Quelle est leur expertise la plus bénéfique pour votre club ?

Lorsque Christophe était président de St-Cyr, il ne pouvait pas mener en même temps les projets féminins et masculins. Il a accompagné le club lors de la délocalisation du secteur féminin vers Chambray. Avoir ces deux personnes à vos côtés, c’est vraiment très important, surtout pour la gestion de l’équipe première et de la mise en place du centre de formation. Le succès du club ne repose pas que sur ces deux personnes, il y a vraiment une équipe avec des dirigeants qui sont très importants, et une armée de bénévoles qui aident au bon fonctionnement du Chambray Touraine. En revanche, l’expertise de ce duo est très très importante dans le recrutement, c’est vraiment leur point fort. Hisser un club aussi rapidement en première division et parvenir à s’y installer de cette manière, cela montre que leur expertise n’est plus à démontrer.

 

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Un mot sur Guillaume Marquès, qui est à la tête de l'équipe depuis les premiers jours du Chambray Touraine Handball, qui évoluait en N3F lors de sa prise de fonction. 

C’est un garçon qui donne beaucoup, qui n’est plus « que » entraîneur, il est aussi manager général aujourd’hui. Guillaume a suivi l’évolution du club, il a grandi en même temps que le CTHB, et c’est vrai que c’est exceptionnel. Il a eu des entraîneurs, dont un certain Laurent Bezeau qui lui ont donné des armes. Il a une force de travail très importante, et il a énormément progressé. 

 

Malgré les départs à l’intersaison de joueuses historiques comme Vanessa Boutrouille, votre équipe réalise un bon début de saison, qui la place de nouveau comme un sérieux candidat aux places qualificatives pour les playoffs. Quels sont les objectifs que vous avez fixés à votre staff et à vos joueuses pour l’exercice 2018-19 ?

L’objectif de cette saison est de décrocher une place pour les playoffs. Nous avons écrit un projet il y a quatre ans, avec l’Europe à l’horizon 2020. C’est accrocher les playoffs dans la meilleure des positions, et pour y parvenir, nous allons avoir un mois de février très important, avec le déplacement à Fleury et la réception de Dijon. Si il y a un coup à faire en Coupe de France, on le fera lors de la réception de Brest le 20 février, nous ne sommes pas dans le domaine du rêve. On fera tout pour essayer de contenter nos partenaires, institutionnels et privés, et si on peut accrocher une cinquième place à la fin de la saison, on ne s’en privera pas. Mais l’objectif principal de cette saison et de participer aux playoffs pour la troisième saison consécutive. 

 

Cette saison, la Ligue Féminine de Handball fête ses dix ans. Quel regard portez-vous sur le championnat français et quelles perspectives voyez-vous pour l’avenir ?

Le handball féminin est une très belle réussite. Je pense que le notre championnat est aujourd’hui l’un des plus grands en Europe, et qui ne repose pas que sur un ou deux clubs. Malgré la domination de Metz et de Brest il y a une certaine homogénéité. Cela offre un spectacle de qualité dans toutes les salles, et très apprécié par tous les publics. Il y a un engouement certain autour de ce sport, qui s’est concrétisé par des audiences très importantes lors de l’Euro 2018. C’est un championnat qui arrive à maturité, avec bientôt une autonomie pour la Ligue. Le handball féminin français a de très beaux jours devant lui, quand les institutions prendront consciences de ce qu’il est. Il faut continuer à se battre pour obtenir et faire respecter une certaine parité. 

 

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