C’est désormais au tour de la capitaine messine Nina Kanto qui, après une saison difficile, vierge de titres mais marquée par l’accession au Top 8 continental, revient sur l’épisode 2011/2012. Malgré une présence forte, Metz n’a décroché aucun titre cette saison. Quelle sentiment vous anime? Il aurait été inconcevable de ne pas terminer sur le podium. C’est une façon de rendre hommage au travail de Sébastien Gardillou. En demi-finale aller des play-offs, face à l’Arvor 29, nous sommes passées au travers mais nous ne méritions pas une défaite aussi sévère. Je ressens davantage de frustration que de déception. Ne pas avoir décroché un titre cette saison est une expérience douloureuse pour tout le monde. Mais cela n’enlève en rien la renommée et le leadership de Metz. On a tendance à l’occulter mais, il ne faudrait pas oublier que nous sommes parvenus à intégrer le top 8 européen. Nous avons été capables de faire peur aux grandes équipes européennes. C’est une avancée réelle. Malgré un parcours européen remarquable, comment avez-vous vécu les difficultés sur la scène hexagonale ? Je pense qu’on en a trop fait sur les différents épisodes qui ont secoué Metz. Les médias ont peut être relayé les départs de façon excessive. J’ai pris du recul par rapport à tout ça, j’ai essayé de faire abstraction de tous ces aléas. Les perspectives de jouer dans un pays étranger ont peut-être eu de l’influence sur le collectif. Le fait que de grands clubs viennent chercher des joueuses en France et à Metz, est un gage de qualité. C’est tout de même un soulagement de conclure cette saison. L’exercice a été difficile sur le plan humain et sportif. Une nouvelle aventure va débuter en septembre, sans Allison Pineau, Amandine Leynaud ou Claudine Mendy. Mais avec vous ! Qu’en attendez-vous ? Cette saison était finalement un passage obligatoire. D’une certaine manière, Sébastien Gardillou a préparé l’avenir et il est important de repartir sur de nouvelles bases. Continuer avec des joueuses « anciennes » nous aurait peut-être conduit à la catastrophe. C’est la fin d’un cycle et il faut désormais retrouver et reconstruire un collectif. C’est loin d’être une saison négative. Il ne faut pas oublier que nous avons échoué de très peu lors des matches cruciaux.