Vice-championne de France avec Issy Paris Hand, l’arrière Angélique Spincer revient sur la riche saison de son équipe et se dit prête à évacuer la frustration d’avoir échoué de peu, pour repartir de plus belle l’année prochaine. Angélique, malgré une très belle saison, Issy Paris n’a remporté aucun titre. Quel regard portez-vous sur l’année qui vient de s’achever ? Je garde bien sûr en mémoire cette finale perdue face à l’Arvor29. En tant qu’athlète de haut niveau, on n’aspire qu’à remporter les finales. Mais si l’on prend du recul pour tirer un bilan, on se rend compte que c’est en effet une belle saison et que l’on termine à une place où personne ne nous attendait au regard d’un effectif assez réduit. La frustration va progressivement laisser place à un bilan positif. Vous considérez donc que les objectifs ont été atteints ? On s’était fixé de terminer à la meilleure place possible en championnat. A partir de là, on savait très bien qu’on ne pouvait pas jouer sur tous les tableaux. Nous n’avons donc pas tiré sur les organismes en Coupe de la Ligue (élimination en quart face au Havre) et en Coupe de France (élimination en huitièmes face à Metz). La saison prochaine, nous aurons une joueuse supplémentaire (Jasna Toskovicn, Monténégro) ce qui nous permettra de faire tourner davantage. Nous serons aussi très attendus. A nous de ne pas tomber dans le piège de se reposer sur cette saison réussie. On va vouloir montrer qu’un tel parcours n’est pas une surprise, qu’il n’est pas dû au hasard. L’objectif sera de conserver cette place dans le haut de tableau. Le groupe reste le même à 99 %. Vous faites partie du projet du club depuis plusieurs années désormais, quel est le secret de sa progression ? Cela fait six ans que je suis dans ce club et j’ai pris un grand plaisir cette année. Les émotions sont complètement différentes d’une année à l’autre. Cette saison est vraiment la plus aboutie. Les filles ont affiché leur amour pour le club, le maillot. L’état d’esprit a été irréprochable. Nous n’avons jamais triché mais bossé très dur. On s’entend toutes très bien sur et en dehors du terrain. C’est notre solidarité qui nous a aussi permis d’aller si loin.